19 août 2009
info
Dans la revue "terre sauvage", j'ai vu qu'il y avait un article sur les côtes d'Armor, avec un reportage sur ce chemin qui longe le Gouêt, c'est presque ce même parcours que j'ai partagé avec vous, sur le chemin des 12 matins (voir catégorie).
17 janvier 2009
le sentier des douze matins (janvier)
C'est déjà le dernier volet de cette promenade mensuelle, j'avais commencé en février 2008.
Je l'ai effectuée samedi dernier, trichant ainsi sur le programme car l'option choisie était la mi de chaque mois. J'ai avancé d'une semaine, les conditions météo étant en ma faveur et je ne pouvais pas laisser passer cette occasion... vous allez tout de suite comprendre pourquoi :
Je laisse sans regret le hameau, le soleil se lève à peine... le froid est mordant, il fait -6°, une brume légère nappe l'ensemble du paysage, mais pas de brouillard.



Marchant devant le bois d'épicéas aux aiguilles givrées,je remarque qu'il n'y a aucun oiseau, puis j'ai pris les pieds de ces bois plantés en rang d'oignons dont le sous-bois est malheureusement stérile.

Comme le mois passé, je remets une pomme pourrie, desséchée et gelée, puis une vue d'ensemble du verger abandonné, blotti entre deux parcelles.

La sente descendant vers la rivière est très verglacée. Lacet parsemé de blocs de granit très glissants, l'épais tapis de feuilles mortes craquantes ont assuré mes pas prudents.
Sur la berge et dans le cours d'eau, tout est habillé de glace. Tout m'enchante, ma tête et les pixels se figent devant tant de beauté!...






Deux heures ont déjà défilé, je m'arrache et comme d'habitude, je récupère quelques précieux degrés en sortant du bois. 
D'humeur joyeuse je remonte, j'ai réussi à ne pas y déroger, j'ai couvert les douze mois, toujours avec plaisir. Pour se remémorer les mois précédents, cliquez sur la catégorie "le sentier des douze matins".
Il va me falloir une autre idée, mais j'y retournerai de temps en temps, ce sentier est très sympathique quelque soit la saison.
@ bientôt
15 décembre 2008
le sentier des douze matins (décembre)

Cette photo résume à elle-seule, l'ambiance de cette matinée. Au fil des mois, la nature m'a dévoilée les tableaux des 4 saisons... je partage avec plaisir cette avant-dernière balade.


La lune est encore éclairée par le soleil... il fait -2°, les flaques de boue du mois dernier sont toutes gelées, pas de vent

Un verger de métal aux fruits rabougris et gelés... les branches scintillent au soleil levant. Pas de chant d'oiseaux, je n'en verrais que très peu ce matin... qqles cris d'alarme de merles, ah oui! usant : la trompette et les sifflets de chasseurs rappelant leurs chiens... le silence, ils ne connaissent pas...


Quand je descends dans le bois avant de rejoindre le bord de la rivière, j'enjambe un ruisseau, le feuillage disparu, j'ai un peu plus de lumière pour enfin vous le présenter.


Sur la première photo, la rivière est encore à l'ombre. L'instant où les premiers rayons du soleil ont atteint le cours d'eau, fut magique.




Fleur de fusain d'Europe
Je remonte du bois, je longe les grands champs, ils sont encore à l'ombre, donc tout blancs. Il reste à quelques arbres, des feuilles couleur d'automne, je rejoins le parking qui se trouve derrière un splendide chène
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17 novembre 2008
le sentier des douze matins (novembre)

10 heures - Le temps est blanc-gris, uniforme mais il ne pleut pas. Je pars avec les idées confuses : l'éclairage n'est guère intéressant mais si je décale d'une semaine, la météo ne sera peut-être pas plus clémente. De la boue, de l'humidité... des chasseurs entendus au loin... pas génial! 
Les chènes sont splendides, on voit de mieux en mieux leurs ramures et leurs feuilles dentelées s'automnisent. Ces couleurs virent au brun, avec le gris du ciel, l'ambiance est particulière... ça me plaît, je m'imprègne de ce décor, je m'y fonds. Mésanges bleues, charbonnières, à longue queue, pouillots, pic-vert et sitelle torchepot composent la musique de fond.
LES FLEURS : les genêts, ajoncs rejouent une note printanière, sans doute dûe aux températures clémentes


Les champs de maïs ont été labourés. Les arbres du verger ont perdu pratiquement tout leur feuillage.



La rivière "le Gouet" avec ces rochers recouverts de mousse et de feuilles, le niveau a beaucoup remonté, le débit est plus conséquent.


Les berges sont tout à fait accessibles maintenant, il ne reste que quelques orties et d'autres plants tout avachis. Dans le bois, tout s'entremêle, c'est bien sombre.



J'ai ramené dans mon sac, quelques pommes, mais pas de champignons n'étant pas comestibles. Je n'ai trouvé que des lactaires et des oreilles de juda

Etonnant aussi cette fleur de roncier... Voilà pour cette promenade de novembre, les précédentes sont accessibles en clicquant sur la catégorie "le sentier des 12...". J'ai bien failli vous saouler avec une sélection de 25 photos... à poster : impossible, ingérable, je me suis donc restreinte et c'est mieux comme cela. Bonne semaine, je vous laisse en bonne compagnie!


19 octobre 2008
le sentier des douze matins (octobre)
Ce dimanche matin, départ 9heures 15, la particularité de cette fois-ci : je ne me promène pas seule, ma nièce Anaëlle, 20 ans m'accompagne. Heureuses de partager ce sentier d'octobre, et d'être ainsi dans la nature au petit matin.
Le ciel est dégagé, il ne fait que 4°, l'herbe à l'ombre est gelée. La lumière est très belle, un légère brume d'évaporation magnifie tout le paysage.

Dans le premier champs la maïs a été coupé, dans le suivant les épis sont toujours là.


Les araignées ont du boulot pour la journée, doivent-elles démêler tout cela ?.. les prairies sont recouvertes de toiles. Dans le soleil c'est très joli.
L'allée des chênes virent aussi au roux, les ajoncs refleurissent avec la douceur du soleil dans la journée et sont eux-aussi recouverts de fils argentés. Ils restent également quelques touffes chrysanthèmes des moissons.



Des pinsons et mésanges bleues s'agitent dans le bois de sapins plantés en rang d'oignons, leurs chants nous accompagnent.
Le verger a aussi changé de couleur, les graminées ont piqué du nez. Les pommiers respirent mieux. Nous ne nous attardons pas car des chasseurs tirent très près, et je n'ai pas envie d'être prise pour un gibier. Après les tirs les oiseaux se sont tus... puis ont repris leur chant.

En descendant vers la rivière, c'est la sitelle torchepot qui nous interpellent mais nous ne la verrons pas, encore trop de feuillage. Quelques champignons, mais beaucoup d'autres ont été écrasés par des promeneurs indélicats.






Un nouvel arrêt, pour ramasser quelques châtaignes, elles ne sont pas bien grosses


Les fougères aux couleurs variant entre le vert, jaune ocre et marron, parsèment la prairie de tâches colorées aidés par ces plants d'achillées millefeuilles qui résistent aux premiers froids.
Quand je fais cette balade, je remarque toujours que le temps passe très vite. Si toutefois vous voulez revoir les précédents billets sur cette promenade mensuelle, clic sur la catégorie "le sentier des 12 matins"...
Bonne semaine, à bientôt.
22 septembre 2008
le sentier des douze matins (septembre)
Arrivée parking à 8heures 30, je suis accueuillie par 4 hirondelles rustiques, elles s'envolent immédiatement vers les champs. L'air est frais, 8° au soleil, le vent vient du nord-est, condition anticyclonique, c'est très agréable.

La fraîcheur vient de la rivière et forme un léger brouillard

L'éclairage est un peu brumeux mais je devine à l'horizon, les éoliennes.

L'herbe est rase dans les prairies, le sol est recouvert de toiles d'araignées, l'oeil est juste accroché par des plants de petite-oseilles fanées, et quelques achillées Millefeuille.


Tout est calme, je n'entends que les oiseaux dans les vieux chènes : quelques pinsons, mésanges bleues et charbonnières, et des pouillots. L'arbres ayant encore toutes ces feuilles il est difficile de les prendre en photos. Je continue mon chemin, pas d'insecte il fait trop froid, par contre je pensais voir quelques lapins car de nombreuses crottes jonchent le sentier, mais pas de chance!
Le verger est envahi par les toiles d'araignées, je fais envoler une buse et quelques merles poussent leur cris d'alarme.


Dans le bois qui descend à la rivière, j'ai vu une bestiole traverser le chemin, queue en panache. J'ai tout de suite pensé à un écureuil, mais la bête était plus grande. J'ai stoppé mes pas et en regardant bien entre 2 blocs de granit moussus, elle est encore là, je l'observe aux jumelles, c'est une martre elle me fixe de ses 2 yeux tout rond! Je fais un geste pour prendre mon appareil de photo, le bois est très sombre, ce sera sûrement loupé, ma réflexion à peine terminée, elle s'est enfuie. Je n'ai hélas aucune image de cette rencontre, j'espère pour une autre fois!
La rivère est calme, le niveau a bien baissé


Détails de mousses recouvrant les rochers.

La végétation est plus clairsemée, on voit de nouveau les berges, l'éclairage est doux, c'est très joli.



Détail d'un arbre, ils sont tous très beaux avec des troncs majestueux, puis le chemin creux qui remonte vers le parking, en quelques mètres je récupère quelques degrés, le soleil chauffe plus, voilà 2 heures que je suis partie.
Si vous voulez revoir ou découvrir le sentiers des mois précédents cliquer sur catégorie. A bientôt,
25 août 2008
le sentier des douze matins ou soirs (août)
La suite des souvenirs de vacances suivront, mais tout d'abord, engagement oblige, j'ai effectué mon petit tour pour le mois d'août.
Ce matin il pleuvait, le temps devant être clément pour l'après-midi, je me décide de partir pour 16 heures, car la rivière n'est plus éclairée par le soleil à partir de 18 heures, donc trop sombre pour faire des photos.
D'emblée la buse me prévient qu'elle part en chasse au-dessus des prairies, la cueillette de mûres a commencé, les ronces sont aplaties, afin d'attraper les plus beaux fruits, les inaccessibles évidemment... Les prunelles et les sureaux sont aussi à maturité pour les amateurs de liqueur.

Les fougères Aigle dépassent presque le menhir.
Beaucoup de papillons (piéride du chou - myrtil à gauche - moiré franconien à droite) virevoltent, dans la lande et dans le vieux verger où les pommiers croulent sous le poids des pommes

Le chemin descendant vers la rivière, n'est pas trop boueux, il y a quelques promeneurs le long des berges, l'éclairage est joli, les araignées tissent de nombreuses toiles. Les berces communes commencent à charger de couleur

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écaille chiné
caloptéryx vierge mâle

Un écaille chiné passant devant moi, s'est finalement posé sur ce plant, ne pouvant l'atteindre de la berge, je suis descendue dans la rivière, avec quelques acrobaties, j'ai réussi à le photographier. Je soupçonne quelques gamins d'être restés me regarder, uniquement pour assister à une belle gamelle... même pas!


La lysimaque commune est en fleurs et la femelle caloptéryx vierge a la bonne idée de se poser sur la rampe en bois du pont.
Mes premiers champignons : sur le vieux pont puis dans le bois en remontant


Les châtaigniers qui bordent les grandes prairies, portent déjà quelques bogues verts tendres, les prairies sont encore fleuries de petites mauves et de lotiers corniculés. Dans le dernier champs quelques chèvres ont été installées, deux chevreaux ont pris la pose.




Tanaisie commune ou Barbotine et petite camomille.
Fructueux ce mois d'août, moi qui partait avec l'idée contraire...
Pour accéder aux précédentes balades cliquez sur catégorie : le sentier des 12...
17 juillet 2008
le sentier des douze matins ou soirs (juillet)
L'odeur de fougère, d'herbe humide et du chèvrefeuille, cet élément que je ne pourrai pas vous le fournir, je vais essayer en images de partager mon escapade de juillet.

Les premières prairies qui longent le sentier aux chênes sont déjà recouvertes de trèfles blanc (peu de diversité...). Une buse chasse. un pic-vert me nargue, lançant son cri régulièrement je ne l'ai vu qu'une seule fois et je l'ai loupé ainsi que la buse. Je me rattrape donc sur ces chrysanthèmes des moissons qui poussent au pied du champ de maïs, et les pyrochroa serraticornis dans les graminés du vieux verger.



Le soleil transperce les bois, et je peux ainsi photographier le chemin creux qui descend à la rivière, les arbres sont majestueux dans ce contexte ombre-soleil.

Il est déjà un peu tard, le fond de la vallée est bien sombre, les insectes peu nombreux, je note l'apparition furtive des bergeronnettes. Sur les berges, les reines des prés donnent de petites touches lumineuses. Je quitte l'obscurité une fois passée sur le pont.



En remontant vers les grandes prairies j'ai une vue bien dégagée sur la campagne, quelques mauves poussent sur le talus,


Les gousses contenant les graines de genêts deviennent noires, bientôt elles éclateront libérant ainsi les graines, provoquant ainsi des clic-clics que l'on peut entendre.
18 juin 2008
le sentier des douze matins (juin)

Je vous propose de m'accompagner sur ce sentier mensuel : Juin mois de l'exubérance.
Cette fois-ci le soleil sera au rendez-vous, au départ du chemin hirondelles et martinets rasent les champs. Comme les mois précédents, beaucoup d'oiseaux chantent : accenteur, rouge-gorges, pinsons,et dans le chemin qui coupe la lande un bruand zizi
(clic+grand)
Le vieux verger est submergé par les grandes herbes, les digitales sont toujours en fleurs. Dans un champ dont le foin venait d'être coupé, un renard a détalé, je n'ai pas été suffisamment discrète, la photo est donc floue mais j'étais contente de l'avoir aperçu.
Le chemin qui descend à la rivière est moins boueux, l'eau coule plus doucement, les grandes berces envahissent les berges, et je n'ai que peu d'insectes (pas de libellules, ni papillons... dommage)




Les bergeronnettes des ruisseaux volent d'un rocher ou d'une branche à l'autre
Dans les grandes prairies, les foins ont été coupés, le soleil descend, et en cette saison, il ne fera nuit que vers 22h- 22h15

19 mai 2008
le sentier des douze matins (mai)
Ce sentier qui se transforme pour la seconde fois en sentier du soir, ce matin des pluies diluviennes ont stoppé mon élan.

Pour cette balade, j'ai tiré encore la carte ciel gris et plombé, je ne fais pratiquement aucune photo de paysage, l'ambiance étant trop terne.
Les sapins ont un petit air de renouveau avec leurs plumeaux vert tendre, et le vieux verger commence à peine à fleurir.


Ce qui retient mon attention sur ce parcours : la végétation a pris des airs de gigantisme : les digitales et berces me saluent au moindre coup de vent; puis il y a des acrobates sur la moindre plante... les mouches de mai avec les grandes ailes et la "queue" fourchue sur une consoude tubéreuse, la mouche de pierre dans la fougère (je ne connais pas les noms latins), et la libellule : caloptérys vierge.




Il a tant plu la veille que l'eau est boueuse, mais cette fois-ci j'ai observé de nombreuses bergeronnettes des ruisseaux.


Pour ceux qui ne connaissent pas, j'ai choisi un parcours que j'effectue tous les mois, et j'observe ainsi les évolutions de la végétation à un mois d'intervalle. Si vous cliquez sur la catégorie "sentier des 12 matins" vous aurez ainsi mes observations précédentes.
J'ai personnalisé mon chemin en les nommant, je commence par l'allée du menhir, puis celle des chênes, je bifurque sur la gauche je suis sur le chemin de la lande, arrive ensuite le bois de pins suivi du vieux verger. Je descends vers la rivière, 1er petit pont enjambant le ruisseau, puis je longe les chaos de granit sur la rivière, ruines et 2ème pont. Je remonte par le bois et retrouve les grandes prairies. La vue est très belle sur les champs, bosquets et village voisin.
(si toutefois, les noms d'insectes n'étaient pas justes, n'hésitez pas à me le signaler!).





